
<!-- Empire Byzantin de 1321 à 1357 -->

Andronic II, mécontent de la vie désordonnée de son petit fils Andronic III (1328 à 1341), veut l'exclure 
de sa succession. Andronic le jeune réunit tous les mécontents autour de lui à Andrinople. La guerre civile 
qui s'en suit voit la victoire d'Andronic III.<br>
Occupé exclusivement de la défense des provinces européennes, Andronic ne peut s'opposer aux progrès des 
turcs en Asie et même il s'allie à eux pour lutter contre les gouverneurs italiens des îles de la mer Egée 
de plus en plus indépendants.<br>
A cette époque la Méditerranée est infestée de pirates et Venise propose aux papes une ligue navale pour 
rétablir la liberté du trafic, condition indispensable pour lancer une nouvelle croisade. La papauté se 
laisse convaincre et réactive la tentative d'union avec Byzance. La mort du pape Jean XXII, l'opposition du 
clergé orthodoxe et surtout la discorde entre Gènes et Venise font de nouveau échouer le projet.<br>
Malgré toutes les difficultés, les prêtres orthodoxes se permettent encore le luxe de querelles 
religieuses. A la mort d'Andronic III, son fils Jean V (1341 à 1391) lui succède à l'âge de neuf ans sous 
la tutelle de sa mère Anne de Savoie et de Jean Cantacuzène. Ce dernier s'empare du pouvoir et une nouvelle 
guerre civile débute. Comme pour la précédente chacun des belligérants fait appel à des troupes étrangères 
: Anne s'appuie sur les bulgares, Jean sur les serbes puis les turcs. En 1344 Jean commence la reconquête 
de l'Europe avec l'aide de 6000 osmanlis. La guerre cesse en 1347 mais le royaume est une nouvelle fois 
ruiné.<br>
Jean VI se fait aider des turcs pour empêcher les serbes de s'emparer de Thessalonique. L'empereur ayant 
décidé de contrecarrer la mainmise de Gènes sur le commerce de Byzance, les génois assiègent la ville. 
Après une paix éphémère le conflit entre Gènes et Venise reprend. A l'issue de cette guerre les concessions 
aux génois sont accrues.<br>
Suite à ces difficultés, la guerre civile entre les partisans des deux empereurs reprend. Jean V s'allie 
aux bulgares, aux serbes et à Venise. Un tremblement de terre en 1354 donne Gallipoli à l'osmanli Ourkhan. 
Jean VI effrayé de voir les turcs s'installer si près de Byzance réalise le danger, rompt son alliance et 
abandonne le pouvoir.<br>
Jean V est à la merci de tous les ennemis de Byzance, des italiens aux turcs. Il doit partager le pouvoir 
avec le fils de Jean VI, Matthieu (1354 à 1357). Ce dernier abdique et Jean V reste seul empereur. La fin 
de Constantinople est déjà écrite, seul l'heureux bénéficiaire est encore inconnu : les turcs de Ourkhan, 
les serbes de Etienne Douschan, les vénitiens ?
