
<!-- Bulgarie de 852 à 927 -->

Le règne de Boris Ier (852 à 889) commence par un conflit avec les Francs orientaux de Louis II le 
germanique. Les Bulgares sont battus et la paix est signée en 855. Boris se retourne alors vers sa 
frontière sud. La situation avec l'empire byzantin est pacifiée. Boris s'allie avec Louis le germanique 
contre les Croates et les Moraves. Après quelques succès, Boris est battu lors d'une tentative d'invasion 
de la Serbie. La paix est signée avec la Croatie et la Serbie en 863.<br>
Boris 1er se convertit au christianisme en 864 ce qui mécontente une partie de la noblesse. Une révolte des 
boyards est réprimée brutalement. Le Bulgare veut cependant garder son indépendance envers l'église de 
Constantinople et celle de Rome. Devant les refus alternatifs de l'une et l'autre, Boris se retrouve 
ballotté entre les deux. C'est d'ailleurs sur cette affaire de l'église bulgare que le schisme entre 
l'Orient et l'Occident va s'amorcer, mais en tout état de cause ce n'est qu'un révélateur des dissensions 
existant entre le Pape et le Patriarche Byzantin. Ce n'est qu'en 870 que l'église bulgare obtient de 
Byzance le titre d'église autocéphale. Les moines byzantins Cyrille et Méthode, chassés de Moravie arrivent 
en Bulgarie pour évangéliser le pays.<br>
Boris se fait moine en 889 et confie le pouvoir à son fils Vladimir (889 à 893). Celui-ci veut revenir au 
paganisme et se détourne de la politique d'alliance avec Byzance de son père. Boris sort de son monastère, 
le destitue et le remplace par un autre fils Siméon Ier (893 à 927).<br>
Siméon doit rapidement affronter Byzance qui fait peu de cas des bulgares. Un différent commercial, une 
maladresse diplomatique, et la guerre reprend. Siméon est encouragé par les débuts de la campagne. Les 
Byzantins occupés par les Arabes en Anatolie ne peuvent répondre avec toutes leurs forces. L'empereur Léon 
VI convainc les Magyars d'attaquer les Bulgares. Après avoir obtenu un cessez le feu avec l'empereur, 
Siméon se tourne contre les Magyars. Il s'allie aux Petchenègues et les écrase en 896, les repoussant en 
Pannonie.<br>
Débarrassé de ses soucis sur sa frontière septentrionale, Siméon reprend la guerre contre Byzance. Les 
grecs sont battus plusieurs fois et doivent payer un tribut. Les troubles dus à la succession de Léon VI 
permettent à Siméon d'inquiéter durablement Constantinople et de gagner du terrain. Il est reconnu 
officiellement tsar par le conseil de régence dirigé par le patriarche Nicolas. L'impératrice Zoé remet en 
cause l'accord conclu et relance les hostilités. Les Byzantins sont écrasés en 917.<br>
Siméon cherche à plusieurs reprises à s'emparer de Constantinople et l'empereur grec suscite diverses 
révoltes slaves contre les Bulgares. Les dernières années voient le redressement de Byzance et la 
stabilisation de la situation.
