
<!-- Empire Sassanide de 531 à 591 -->

L'avènement de Khusro II Anosharvan (531 à 579) (à l'âme immortelle) inaugure la période la plus brillante 
de l'époque sassanide marquée par une tolérance religieuse et philosophique. La paix intérieure est revenue 
après la période douloureuse de l'hérésie mazdakite. Le roi est redevenu le centre de toute autorité 
s'imposant autant au peuple qu'aux nobles et au clergé. Son règne commence par une remise en ordre du 
royaume. Il met en oeuvre la réforme fiscale préparée par son père. Cette réforme réussit le tour de force 
d'être à la fois plus efficace pour les finances de l'état et moins lourde pour les contribuables.<br>
Sur le plan militaire il réorganise profondément l'armée, enrôlant les peuples guerriers des marches de 
l'empire, déportant de nombreuses populations sur les frontières, installant des postes militaires dans les 
régions agitées (Arménie, Géorgie...). Le pays est divisé en quatre régions militaires avec un commandant à 
la tête de chacune. La discipline est sévère. La situation extérieure justifie pleinement les efforts de 
Khusro. La paix signée avec Byzance en 532 est fragile. L'empire est toujours tributaire des huns 
hephtalites.<br>
En 540, un différent entre l'état des Ghassanides, sous autorité romaine, et les Lakhmides, sous 
souveraineté iranienne, relance la guerre entre les deux empires. Antioche est prise et détruite. Un 
armistice est conclu en 545. Les hostilités reprennent dans le Caucase où les deux parties sont opposées. 
Une paix pour cinquante ans est signée en 561. Dans le même temps Khusro réussit à anéantir le royaume des 
hephtalites, aidé par des tribus turques qui vont bientôt s'avérer aussi dangereuses que les huns. En 
Arabie, Khusro étend sa domination jusqu'au Yémen qu'il conquiert en 570.<br>
Des troubles en Arménie relancent la guerre contre Byzance en 572. Khusro meurt en 579 avant que les 
négociations pour la paix ne soient terminées. Son successeur Hormidz IV (579 à 590) est son digne fils, 
méritant plus encore que son père le surnom de juste. Tous les chroniqueurs sont d'accord sur le fait qu'il 
est bienveillant envers le faible et sévère contre les puissants. Aux prêtres qui demandent de nouvelles 
persécutions contre les chrétiens il répond : "Cessez donc d'attaquer les chrétiens et efforcez-vous avec 
zèle aux bonnes oeuvres de sorte que les chrétiens et les adhérents des autres religions le voient et vous 
louent et se sentent attirés vers notre religion".<br>
Hormidz s'aliène une partie importante de la noblesse et est détrôné par une révolution de palais. On met à 
sa place son fils Khusro III (590 à 628) avant que ce dernier ne soit renversé par un usurpateur Vahram VI 
(590 à 591). Khusro part se réfugier à Byzance où l'empereur Maurice l'aide à retrouver son trône en 591.
