
<!-- Empire Romain de 324 à 361 -->

Constantin (306 à 337) restaure l'unité de l'empire. Il se convertit au christianisme. Les persécutés 
d'hier vont devenir au fil des ans les nouveaux persécuteurs. La différence provient du motif de 
persécution. Les chrétiens étaient torturés en tant qu'ennemis du pouvoir. Ils étaient les seuls à ne pas 
reconnaître la prééminence de l'empereur sur leur dieu (Christ). Après la conversion de Constantin, les 
païens seront persécutés du simple fait de n'être pas chrétien et non pas en fonction du danger qu'ils 
représentent pour l'état. Constantin n'a jamais approuvé ce prosélytisme et il promulgue en 319 un édit 
autorisant les païens à suivre l'exercice de leur culte. Ce sont maintenant les partisans de la religion 
"officielle" de Rome à qui on devait garantir la liberté de culte.<br>
Dans la querelle sur l'arianisme, Constantin montre son pragmatisme. Il est désolé de voir les chrétiens 
s'entretuer pour des querelles auxquelles il ne comprend rien. A sa décharge il est bien difficile de 
concevoir effectivement comment on a pu en arriver à s'étriper pour savoir si Christ est divin ou seulement 
fils de dieu. L'empereur commence par tancer les évêques responsables de cette situation. Puis il convoque 
le concile de Nicée (325) dont il espère un règlement de la question dans un sens d'apaisement. L'arianisme 
est condamné, ce qui n'empêche pas Constantin d'être baptisé sur son lit de mort par un évêque arien.<br>
Constantin réforme l'armée. Il l'ouvre largement aux barbares soumis : contre les barbares, Rome s'en remet 
aux barbares. Sur la frontière sassanide, le nouveau roi Shapur II veut faire oublier les victoires de 
Dioclétien et Galère. Pour cela la querelle arménienne va une nouvelle fois servir de prétexte. Constantin 
meurt au moment où il se prépare à la guerre.<br>
Il reste du règne de Constantin une nouvelle religion, une nouvelle administration, une nouvelle capitale 
(Constantinople, ex Byzance et future Istamboul) mais un pays ruiné.<br>
Dés sa mort ses trois fils se déclarent Auguste après avoir assassiné leurs cousins qui pouvaient prétendre 
à une parcelle de pouvoir. Constantin II (337 à 340) règne de la Bretagne à l'Espagne. Il meurt en 340 en 
voulant prendre l'Italie à son frère Constant Ier (337 à 350). Ce dernier gouverne de l'Italie à la 
Macédoine plus l'Afrique du nord, puis reconstitue l'empire d'Occident en 340. Il est détrôné par un 
usurpateur d'origine germaine, Magnence (350 à 353), lui-même battu par le troisième fils de Constantin 
Ier, Constance II (337 à 361).<br>
Constance II est empereur d'Orient avant de battre Magnence et de réunifier l'empire. Il est de confession 
arienne. Il réunit en 353 le concile d'Arles pour faire condamner Athanase, le vainqueur du concile de 
Nicée. Il décrète en 356 la peine de mort contre ceux qui ne sont pas chrétiens.
