
<!-- Empire Romain de 96 à 192 -->

Le sénat remplace Domitien par Nerva (96 à 98) un paisible vieillard de 70 ans. Il inaugure la dynastie des 
antonins. L'armée n'approuve pas ce choix. Il adopte Trajan, un général efficace qui a le soutien des 
légions et qui oeuvre pour le moment en Germanie. Il lui succède en 98.<br>
Trajan (98 à 117) est le premier empereur qui ne soit pas romain. Il est originaire de Séville. Il achève 
le projet de Nerva d'aide aux familles pauvres : des allocations familiales avant l'heure. Les fonds 
nécessaires sont alimentés par les intérêts des prêts qu'une banque fait aux propriétaires fonciers pour se 
développer (sorte de Crédit Agricole de l'époque).<br>
Pour juguler une crise monétaire endémique, Trajan se refuse aux expédients de Néron et de ses successeurs 
et décide d'agrandir l'empire pour ramener de l'or dans les caisses. Tout d'abord la Dacie où Décébale 
recommence à s'agiter. La guerre dure de 101 à 106 et se termine par l'annexion de cette région et de ses 
mines d'or.<br>
La même année, l'Arabie devient province romaine. Trajan peut enfin donner forme à son dessein : rien moins 
que la conquête de l'empire parthe. Les hostilités débutent en 113, le casus belli étant de nouveau 
l'Arménie. Chosroes a mis sur le trône arménien son candidat sans l'aval des romains.<br>
Après une campagne fulgurante, Trajan conquiert l'Assyrie et la Babylonie. Mais bientôt les parthes se 
ressaisissent et les romains doivent rebrousser chemin. Trajan meurt en Cilicie et laisse le soin à Hadrien 
(117 à 138) de règler le problème.<br>
Dés la mort de Trajan, toutes ses conquêtes sur les parthes sont perdues. Hadrien est un empereur humaniste 
et pacifiste. Le pouvoir l'intéresse moins que les lettres et l'hellénisme dont il est passionné. Cependant 
il comprend aussi que l'étendue du territoire habité de peuples aux moeurs, langues, religions si 
différentes nécessite une administration solide. Il crée une nouvelle filière d'administrateurs recrutés 
sur leur compétence plus que leur nom de famille.<br>
Antonin (138 à 161), tout aussi pacifiste que son père adoptif règne paisiblement et sans éclat. A sa mort, 
son successeur désigné du vivant même d'Hadrien, Marc-Aurèle (161 à 180), dirige en second l'Empire depuis 
plusieurs années. Il est resté à la postérité comme le roi philosophe, le modèle incarné du bon gouvernant 
de Cicéron. Il s'adjoint son frère adoptif Lucius Verus (161 à 169) tel qu'Hadrien l'avait prévu.<br>
A sa mort, son fils Commode (180 à 192) lui succède. S'en est fini des empereurs philosophes, humanistes, 
cultivés. Commode se plait aux jeux du cirque ne dédaignant pas à descendre lui-même dans l'arène. Les 
purges de sénateurs ont repris et Commode finit par succomber à une conjuration en 192. Avec lui s'éteint 
la dynastie Antonine.
