
<!-- Grèce de -285 à -275 -->

Lysimaque est le dernier à réaliser un royaume eurasiatique. Son exercice autoritaire de la royauté et les 
exactions fiscales lui aliènent les Macédoniens. De plus, poussé par son épouse Arsinoé, il fait mettre à 
mort son héritier direct Agathocle. Ce dernier était très populaire et ce meurtre engendre une agitation de 
grande ampleur que Lysimaque règle selon son habitude par une purge massive. La veuve d'Agathocle cherche 
secours auprès de Séleucos qui intervient et vainc Lysimaque à Couropédion en Lydie en -281. Ainsi 
Séleucos, le dernier des diadoques recrée presque l'Empire d'Alexandre, de la Macédoine à l'Indus. Mais il 
est assassiné la même année par Ptolémée Kéraunos ("la foudre") le fils déshérité de Ptolémée Ier.<br>
Ptolémée Kéraunos devenu roi de Macédoine doit faire face à une invasion gauloise que Lysimaque avait eue 
bien du mal à contenir en deçà du Danube. Il meurt en les combattant en -279. Les Gaulois ruinent les 
campagnes de Thrace, de Macédoine et de Grèce. Ils sont arrêtés devant Delphes par la ligue étolienne ce 
qui assure à celle-ci un prestige qui lui permet de s'imposer politiquement.<br>
A Sparte les ambitions du roi Aréos poussent les cités de l'Achaïe à reconstituer la ligue achéenne.<br>
En Macédoine, un fils de Cassandre, Antipater Etesias (l'étésien, comme les vents du même nom qui ne 
soufflent que pendant l'été) a pris les rênes du pays. Il est déposé 45 jours après par Sosthène, un 
militaire, vainqueur lui aussi des gaulois. Ce dernier meurt en -277 en les combattant.<br>
Antigone Gonatas, le fils de Démétrios, en profite pour asseoir sa suprématie sur la Macédoine. Il écrase 
une importante armée de Gaulois. Cette victoire a autant de retentissement que Marathon, deux siècles 
auparavant. Au début de -276, Antigone est solidement établi sur le trône de Philippe II et d'Alexandre.
