
<!-- Grèce de -322 à -305 -->

A la mort d'Alexandre, sa femme Roxane est enceinte. L'armée impose comme roi le demi-frère du défunt, 
Philippe III Arrhidée, incapable de régner du fait de sa débilité. Roxane met au monde un fils, Alexandre 
IV, qui hérite lui aussi du trône.<br>
La régence est assurée au début par Perdiccas qui a reçu l'anneau d'Alexandre. Le gouvernement des 
territoires de l'Empire est assuré par les "diadoques" (les successeurs), qui sont des généraux d'Alexandre 
: Ptolémée en Egypte, Antigone en Asie Mineure, Eumène en Cappadoce, Lysimaque en Thrace et Antipater en 
Macédoine. Perdiccas se réserve la Mésopotamie et l'armée d'Asie. Il essaie d'obtenir l'hégémonie et se 
heurte à ses concurrents. Perdiccas est éliminé en -321, Antipater est nommé régent et Séleucos reçoit la 
Mésopotamie à administrer.<br>
A sa mort, en -319, Antipater lègue la charge de régent à Polyperchon, mécontentant son fils Cassandre. Ce 
dernier envahit la Grèce et lutte contre le nouveau régent. En -317, Eurydice, épouse de Philippe III, 
s'allie à Cassandre contre Polyperchon soutenu par la mère d'Alexandre, Olympias. Celle-ci fait mettre à 
mort Eurydice et Philippe et assure elle-même la régence. Cassandre finit par envahir la Macédoine et 
devient régent après l'assassinat d'Olympias.<br>
Antigone lutte contre Eumène pour s'assurer de toute l'Asie Mineure. Il y parvient en -316. En -313, il 
envahit la Grèce ainsi que le territoire de Séleucos qui se réfugie auprès de Ptolémée. L'année suivante 
c'est Ptolémée qui conquiert la Syrie et défait Antigone. Séleucos revient à Babylone.<br>
En -310, Cassandre fait assassiner Alexandre IV et sa mère Roxane. A partir de cette date, l'empire 
d'Alexandre est définitivement partagé. Il faut cependant attendre -306 pour que les diadoques se déclarent 
rois, officialisant cet état de fait.<br>
De -310 à -306, chaque diadoque essaie de renforcer ses positions, soit, comme d'habitude, par des 
alliances matrimoniales, soit par des conquêtes. La Grèce continentale est le lieu privilégié des 
affrontements, chacun se réclamant de la liberté des grecs. De même Chypre est un enjeu entre Antigone et 
Ptolémée.
