
<!-- Rome de -500 à -451 -->

Après le renversement de Tarquin le Superbe, en -509, la République se met en place avec une volonté 
d'expansion affirmée. Par des alliances ou des guerres avec les peuples les plus proches, la région 
contrôlée par Rome ne cesse de s'agrandir. Les tribus voisines des Volsques, des Sabins et des Eques, qui 
déjà sous la royauté menaçaient la cité, n'ont pas l'intention de laisser l'hégémonie romaine s'installer. 
Les guerres, les raids et les razzias, les alliances d'un jour, sont le quotidien de l'histoire des débuts 
de Rome. On connaît dès cette époque un traité de non-agression entre Rome et Carthage, témoin de la 
volonté de la cité de jouer un rôle international.<br>
Deux consuls sont censés gouverner mais en réalité, du fait de la brièveté de leur mandat, voulue par les 
pères fondateurs (un an seulement, comme à Athènes), c'est le Sénat qui décide, les consuls n'étant que 
l'exécutif. Le Sénat n'est composé que d'aristocrates ou pour être plus précis de propriétaires terriens 
(patriciens, &quot;pater familias&quot;) pouvant revendiquer une ascendance remontant aux débuts de Rome. 
L'histoire politique de la République sera essentiellement l'histoire de la lutte incessante entre les 
patriciens et les plébéiens. Ce pouvoir n'est remis en question qu'en cas de crise grave où un 
&quot;dictateur&quot; est nommé pour une durée de six mois seulement.
