
<!-- Empire Byzantin de 1357 à 1402 -->

La mort de Etienne Douschan entraîne la dissolution de son empire et laisse le champ libre aux ottomans. La 
Bulgarie est affaiblie par la contestation bogomile et la guerre civile qui suit la mort du tsar 
Jean-Alexandre. La Hongrie est plus préoccupée à lutter contre les deux nouveaux états que sont la Valachie 
et la Moldavie. Ces royaumes sont d'anciennes provinces hongroises qui se sont rendues indépendantes. Le 
roi Louis le Grand non seulement ne va pas s'opposer à l'avancée des turcs en Europe mais va la faciliter 
en participant au dépeçage de la Serbie et de la Bulgarie. Les ottomans s'emparent de la Thrace en 1361 et 
le sultan Mourad transporte sa capitale à Andrinople.<br>
Devant la situation deux stratégies de résistance s'affrontent. L'empereur est favorable à une croisade 
initiée par le pape avec à sa tête le roi de Hongrie. Ce projet nécessite la réunification des églises mais 
se heurte à la méfiance de Louis de Hongrie vis-à-vis des grecs et des bulgares. Malgré l'abjuration à 
titre personnel de Jean V, cette croisade ne voit jamais le jour. Seule Venise, pour des raisons 
strictement commerciales, abandonne le rêve de restaurer l'empire latin et soutient Byzance. Le clergé 
byzantin lui ne voit de salut que par une ligue de tous les états orthodoxes, refusant de céder en quoi que 
ce soit sur sa foi. Loin de s'unir ces états sont en décomposition ou indifférents au sort de Byzance.<br>
En désespoir de cause, Jean V doit se soumettre à Mourad. Au même moment il écarte de sa succession son 
fils aîné Andronic au profit du cadet Manuel. Celui-ci se révolte et entraîne le propre fils de Mourad dans 
une conjuration pour détrôner leur père respectif. Le complot échoue et Andronic est mis en prison dont il 
sort avec l'aide des génois mécontents de l'alliance que Jean V a contacté avec Venise. Andronic IV (1376 à 
1379) renverse son père et règne sur Constantinople avant que Venise ne délivre Jean V.<br>
Après Venise et Gènes, c'est Mourad qui attise les discordes familiales des Paléologues à son plus grand 
profit, soutenant tour à tour chacun des adversaires. Il conquiert Thessalonique en 1387. A la mort de 
Mourad, son fils Bajazet se fixe trois objectifs : consolider les conquêtes de son père dans les Balkans, 
soumettre les émirs turcs d'Asie Mineure, faire de Constantinople la capitale de son empire. Les puissances 
chrétiennes prennent enfin conscience que l'opposition aux turcs ne concerne pas que Byzance et qu'ils sont 
concernés aussi. En 1396 une nouvelle croisade est décidée et se termine à la bataille de Nicopolis par un 
désastre pour les nations chrétiennes. La colère de Bajazet s'abat sur Constantinople. Manuel II (1391 à 
1425) qui a succédé à son père Jean V en 1391 se rend en Europe chercher des secours entre 1400 et 1402 et 
confie le pouvoir à son neveu Jean VII (1400 à 1402). C'est l'invasion turque de Tamerlan en 1402 et la 
mort de Bajazet qui assure à Byzance une sursis de 50 ans.
