
<!-- Empire Byzantin de 1081 à 1185 -->

Quand Alexis Ier (1081 à 1118) prend le pouvoir, la situation est catastrophique : perte définitive des 
possessions italiennes, recul dans les Balkans et en Asie Mineure. Il reconstitue une armée puissante 
composée de mercenaires étrangers. Les normands de Roger Guiscard représentant le danger le plus pressant, 
il conclut une alliance avec Venise contre eux. La mort de Roger en 1085 et les désordres italiens qui s'en 
suivent éloignent ce péril. Venise fait payer très cher son aide par un accord commercial qui prive 
quasiment l'état byzantin de rentrées de devises par le négoce. Le danger normand jugulé, Alexis doit 
affronter les Petchenègues qui razzient la Thrace. Les Serbes profitent de l'occasion pour étendre leur 
royaume. L'émir de Smyrne s'allie aux Petchenègues et Byzance est prise en tenaille. Alexis s'associe à un 
peuple barbare, les Coumans et anéantis les Petchenègues en 1091. Constantinople peut souffler dans sa 
partie européenne. En Asie les querelles des divers émirs turcs laissent entrevoir une possible 
restauration de l'autorité impériale. La première croisade remet en cause ses projets mais en 1096 il 
parvient à s'assurer la suzeraineté sur les conquêtes des croisés. L'empire récupère ainsi l'ouest de 
l'Asie Mineure. Les normands créent un état indépendant à Antioche en 1098 puis à Jérusalem en 1099.<br>
Son fils Jean II (1118 à 1143) lutte efficacement contre les Petchenègues, les Serbes dans les Balkans où 
la Hongrie lui conteste la prééminence, et en Orient contre l'émirat de Mélitène, la petite Arménie et 
Antioche. Par contre il n'arrive pas à se libérer de la mainmise des vénitiens sur les finances de 
l'état.<br>
Manuel Ier (1143 à 1180) est un bon général et un habile diplomate. Il s'allie à l'empereur germanique 
Conrad III contre Roger II de Sicile. Une nouvelle croisade se présente sous les murs de Constantinople. 
Manuel doit de nouveau s'occuper de l'Orient. L'échec lamentable de celle-ci n'a servi que les intérêts du 
normand qui crée des troubles en Serbie et en Hongrie. Le successeur de Conrad, Frédéric Ier se détourne de 
l'alliance byzantine et s'oppose à Manuel, lui contestant le titre d'empereur. Malgré quelques succès en 
Italie, Manuel doit signer un armistice avec Guillaume Ier. En Orient, l'empereur a plus de réussite. Il 
restaure sa souveraineté sur Antioche et Jérusalem. Il intervient aussi avec succès dans la succession de 
Hongrie et dans celle de Russie. Il ramène les Serbes sous son autorité et parvient même à rompre avec 
Venise pour quelques années. L'armée est anéantie en 1176 dans une bataille contre le sultan d'Icomium.<br>
La régence de l'impératrice mère, Marie d'Antioche, pendant la minorité d'Alexis II (1180 à 1183) 
mécontente tout le monde et un cousin de Manuel, Andronic Ier (1183 à 1185), prend le pouvoir. Ses 
intentions sont louables, restaurer l'autorité de l'état sur les féodaux, mais ses moyens détestables, 
torture et exactions. L'empire perd rapidement les conquêtes de Manuel. Les normands envahissent l'empire 
et sont aux portes de Byzance. Le dernier Comnène est renversé par son cousin Isaac II Ange.<br>
