
<!-- Empire Parthe de 118 à 192 -->

Vologèse III (118 à 148) est enfin seul maître de l'empire. Mais cet empire est ruiné. Il passe tout son 
règne à réfréner les envies de revanches de la noblesse et à reconstruire son pays. A sa mort, l'empire 
Parthe a retrouvé son unité, ce qui en soi est déjà un exploit. Cependant Vologèse doit céder à la fin de 
sa vie sur l'Arménie. Antonin, qui a succédé à Hadrien, nomme un roi arménien qui n'est pas proposé par le 
souverain parthe.<br>
A sa mort son fils Vologèse IV (148 à 192) lui succède. Il hérite d'un empire restauré. Il est animé aussi 
d'une volonté de vengeance contre les crimes de Trajan qui lui apporte le soutien de toute la noblesse. 
Tout d'abord il récupère Edesse dont il nomme un nouveau roi, Abgar VII.<br>
En 161, Marc Aurèle succède à Antonin. Il nomme le général Verus pour gérer l'Orient. Le contentieux 
arménien revient sur le devant de la scène. Mais alors que les romains souhaitent seulement conserver la 
haute main sur l'Arménie, même au prix d'une nouvelle guerre, ils ont en face d'eux un roi qui ne veut plus 
limiter le conflit à cette région. Contrairement à ses prédécesseurss, Vologèse est prêt à prendre 
l'initiative et à envahir la Syrie. Il y voit de multiples avantages dont en particulier refaire l'union 
nationale par une politique de conquêtes.<br>
Le prétexte est fourni par Verus qui remplace le prince arménien arsacide par un client romain. Une 
première armée taille en pièce une légion romaine à la frontière arménienne. A la grande surprise des 
romains, cette action n'est qu'une diversion. Une seconde armée passe l'Euphrate et envahit la Syrie. Ce 
sont trois légions qui sont anéanties. Vologèse a appris de Trajan les méthodes "modernes" de la guerre : 
pas de prisonniers qui retardent l'avance de l'armée. Verus veut négocier la paix et propose aux Parthes la 
libre disposition de l'Arménie. Vologèse repousse avec dédain ces propositions et exige le retrait de Rome 
des frontières des achéménides. Il veut retrouver l'empire de Cyrus, du Nil à l'Indus.<br>
Lors de la pause de l'hiver 163, Rome sur le point de succomber en Asie est sauvée par une épidémie de 
variole qui décime l'armée parthe. Au début les légions romaines profitent de cette maladie et envahissent 
à leur tour le territoire Parthe. En 163, l'Adiabène est conquise, puis en 165, Verus est avancé aussi loin 
que Trajan. Mais le virus qui frappe les Parthe ne connaît pas les nationalités et bientôt c'est l'armée 
romaine qui est touchée puis l'ensemble de l'empire romain. Les morts se comptent par millions et cette 
épidémie n'est pas sans rappeler les épisodes de "grande peste" du moyen-âge. La frontière entre les deux 
états amoindris est fixée sur le Khabur.
