
<!-- Rome de -122 à -89 -->

La mort des Gracques n'avait réglé aucun des problèmes de la société romaine. Jusque là le Sénat pouvait 
compter sur le prestige obtenu par ses succès militaires. Mais de -114 à -105, les Romains connaissent la 
défaite contre les Scordisques en Macédoine et les Cimbres et les Teutons aux portes de l'Italie. La guerre 
contre Jugurtha en Afrique met en évidence la corruption et l'incompétence des sénateurs. Une commission 
d'enquête est créée qui exile plusieurs nobles. La situation permet à un "homme nouveau", c'est à dire dont 
la famille n'a pas déjà exercé de magistrature, d'être élu au consulat : Caius Marius. Il vainc Jugurtha en 
-105. Reçu en héros à Rome, il est chargé de sauver l'Italie des Germains. Il écrase les Teutons à 
Aix-en-Provence en -102 et les Cimbres en -101.<br>
Marius doit ses succès à sa réorganisation de l'armée : il créée une véritable armée de métier en enrôlant 
des volontaires issus du prolétariat. Le lien entre propriété et service militaire est rompu. Une nouvelle 
catégorie d'hommes se forme, les soldats, vivant de la guerre et exigeant d'en être récompensés. Ce qui 
sera fait par le pillage et la distribution des terres prises aux vaincus. Les vétérans des légions 
romaines deviennent incontournables sur la scène politique.<br>
Dans le même temps les rapports entre Rome et ses alliés (socii) se sont dégradés. Las d'être considérés 
comme des citoyens de seconde zone, ils exigent d'obtenir la citoyenneté romaine. Il faut un soulèvement 
général de l'Italie en -91 (guerre "sociale") pour qu'enfin une loi accorde aux italiens les mêmes droits 
qu'aux Romains.
