
<!-- Grèce de -168 à -146 -->

Les relations entre les Grecs et les Romains sont complexes. Les Romains interviennent le moins possible 
dans les affaires grecques, ils les considèrent comme des enfants turbulents qu'il faut sans cesse remettre 
dans le droit chemin. Les cités continuent comme par le passé à se déchirer, seul l'arbitre de leur 
querelle a changé : ils font fréquemment appel à Rome pour régler leur litige. Rome désigne alors un tiers 
grec et neutre pour juger de l'affaire.<br>
Sparte souhaite quitter la ligue achéenne et celle-ci se sent soutenue par Rome dans ce différent. Occupés 
en Macédoine où un prétendant au trône s'était découvert, les Romains mettent plus d'un an et demi à 
réagir. Lorsqu'ils interviennent, à la surprise générale, ils donnent raison à Sparte et plus généralement 
s'opposent à la ligue achéenne, réclamant l'autonomie et la liberté pour chaque cité. Des violences 
commises par la ligue contre des émissaires romains entraînent un blâme modéré du Sénat. Cette clémence est 
interprétée comme un signe de faiblesse de la part de Rome. En -146 la guerre achéenne débute, avec le 
leitmotiv habituel de la liberté des grecs. La Béotie, l'Eubée et la Phocide se joignent à la ligue. Les 
Romains écrasent définitivement les achéens et la Grèce est annexée à la république romaine.
