
<!-- Grèce de -239 à -221 -->

A la mort d'Antigone Gonatas, la Grèce est partagée entre deux ligues. Les Achéens dirigés par Aratos, un 
militaire énergique et ambitieux, dominent le Péloponnèse jusqu'aux portes de l'Attique. Seule Sparte 
échappe à leur contrôle. Les Etoliens dirigent la Grèce centrale. En -239 l'équilibre entre les trois 
forces en présence est précaire. La politique agressive du fils d'Antigone, Démétrios II (-239 à -229) 
amène les Etoliens à s'allier aux Achéens.<br>
Démétrios vainc Aratos en -233 mais ne peut tirer avantage de ce succès car il doit faire face à une 
invasion dans le Nord de la Macédoine. Dans le même temps la dynastie épirote qui le soutenait est 
renversée. Les Illyriens en profitent et sous la conduite de leur reine Teuta écrasent l'Epire puis forts 
de ce succès se lancent dans une politique impérialiste, pillant les côtes de l'Adriatique. Alliés à une 
bande de gaulois, ils cherchent à s'implanter en Grèce. Ils s'effondrent après l'intervention des Romains 
et la paix est signée en -228.<br>
Le fils de Démétrios est trop jeune pour accéder au trône et c'est un cousin du défunt, Antigone Doson qui 
assure l'intérim (-229 à -221).<br>
Sparte est dirigée à cette époque par Cléomène III, un roi ambitieux qui rentre en conflit avec la ligue 
achéenne. Ptolémée III, qui croit plus aux chances de Sparte pour contrecarrer les Macédoniens, retire son 
soutien aux achéens pour l'accorder aux Spartiates. Les Etoliens se rangent eux-aussi aux côtés de 
Cléomène. La ligue se divise alors en deux camps, l'un anti-macédonien avec pour chef Aratos et l'autre 
anti-spartiate dirigé par Lydiade. Ce dernier périt dans une bataille au grand soulagement d'Aratos. 
Cléomène rentre à Sparte tout auréolé de ses succès. Il se débarrasse de l'opposition et peut enfin mettre 
en oeuvre le programme qu'Agis IV avait vainement proposé en -241 : annulation des dettes et redistribution 
des terres.<br>
En -224, la ligue achéenne est sur le point de succomber sous les coups du Spartiate et fait appel en 
désespoir de cause à Antigone Doson. C'est le début de la fin pour Cléomène qui voit ses alliés se retirer 
l'un après l'autre. Son destin est scellé à la bataille de Sellasie où il est vaincu puis exilé en 
Egypte.<br>
Antigone n'a pas le temps de profiter de son triomphe car une nouvelle invasion survient au Nord du pays et 
nécessite son intervention. Il meurt en -221 sur le champ de bataille.
