
<!-- Empire Byzantin de 1262 à 1321 -->

La tâche de Michel VIII est immense. Il veut restaurer l'empire et cela nécessite des fonds énormes. Pour 
les obtenir il ruine le royaume en accordant des privilèges aux génois se privant du même coup des finances 
nécessaires à sa politique. La fin de l'empire Byzantin sera l'histoire d'une lutte sans merci entre 
vénitiens et génois au plus grand profit des turcs.<br>
Les rois de Sicile Manfred puis Charles d'Anjou, veulent restaurer l'empire latin à leur profit et 
s'allient aux états balkaniques. En même temps la papauté s'inquiète de la puissance de ses voisins et 
accueille favorablement une tentative de rapprochement avec les grecs. La condition imposée est la 
soumission du clergé grec à l'autorité papale. Malgré l'opposition des évêques orthodoxes, Michel annonce 
la réunification des églises. Le résultat immédiat est une trêve entre Charles d'Anjou et l'empereur. 
Malheureusement le pape Grégoire X qui avait permis cette union est remplacé à sa mort par des créatures de 
Charles et tous les efforts de Michel n'auront servi en définitive qu'à se mettre à dos son peuple et son 
clergé. C'est finalement l'invasion des territoires de Charles par Pierre III d'Aragon qui sauve l'empire 
de ce puissant ennemi.<br>
La politique de Michel envers les bulgares et les serbes les pousse vers Charles d'Anjou. Pour l'Asie, 
Michel est obligé de composer avec les mongols de Houlagou qui se sont emparés de Bagdad en 1258 et les 
mamelouks d'Egypte. La reconquête de l'Asie Mineure n'est pas à l'ordre du jour et les petits émirats 
turcs en prennent possession.<br>
Michel lègue à son fils Andronic II (1282 à 1328) un état ruiné et troublé une fois de plus par les 
querelles religieuses. Sur les frontières de l'Empire se pressent des états remplis d'ambitions : les 
Serbes dans les Balkans et les turcs en Asie.<br>
Andronic tente de se concilier le clergé en revenant sur l'union des églises. Les mesures qu'il prend pour 
améliorer les finances de l'état, accroissent le mécontentement général sans régler les problèmes. Il 
supprime la marine de guerre laissant son pays à la merci des républiques italiennes. Constantinople est la 
principale victime de la guerre que se font Gènes et Venise de 1293 à 1299. Pour lutter contre les turcs on 
fait appel à une armée de mercenaires catalans. L'empereur ne pouvant payer ce qui était promis, ils se 
retournent contre lui. Après avoir dévasté les alentours de Constantinople, on les retrouve en Grèce où ils 
se forgent un petit royaume en Thessalie.<br>
Pour l'Empire c'est la débâcle : querelles religieuses et discordes familiales entraînent une guerre civile.
