
<!-- Empire Byzantin de 843 à 913 -->

A la mort de Théophile, son fils Michel III (842 à 867) a six ans. Sa mère Théodora assure la régence. Il 
semble que l'histoire balbutie puisque la situation est similaire à celle de Constantin VI et d'Irène. 
D'ailleurs comme Irène, Théodora rétablit le culte des images, définitivement cette fois-ci. Les arabes 
après le règne d'Al Moutasim sont en butte aux luttes intestines suivant habituellement la mort du calife. 
Ils sont aussi aux prises avec un nouveau venu sur leurs confins orientaux, les turcs venus d'Asie 
centrale. De ce côté la situation est donc relativement calme.<br>
En 856, Michel III ne supporte plus la tutelle de sa mère et allié à son oncle Bardas reprend le pouvoir. 
Comme Constantin VI, Michel n'est ni un grand politique ni un meneur d'hommes (sauf peut-être au sein de 
beuveries auxquelles il s'adonnait). Mais l'Empire est dirigé par deux politiques exceptionnels : Bardas 
comme conseiller direct du roi et Photius comme Patriarche de Constantinople.<br>
Le pape Nicolas Ier refuse de reconnaître Photius et l'excommunie. Ce dernier ne reconnaît plus l'autorité 
papale. L'évangélisation des peuples slaves commence sous la houlette de Cyrille et Méthode. Les bulgares 
se font chrétiens et la Bulgarie devient un enjeu entre le pape et Byzance. Chacune des églises voulant 
rattacher ce jeune peuple chrétien à sa chapelle. Des échanges épistolaires forts vifs ont lieu et 
finalement le pape est excommunié en 867 par un concile à Constantinople. Au même moment Michel est tué par 
son favori Basile Ier (867 à 886) qui s'est déjà débarrassé de Bardas en l'assassinant. Il emprisonne 
Photius, espérant le soutien du pape pour ses desseins de reconquête de l'Italie du sud.<br>
Un nouveau concile conclut à l'excommunication de Photius. L'intransigeance papale renvoie les bulgares 
dans le giron byzantin et rapproche Basile de Photius qui est rétabli dans ses fonctions de patriarche en 
878. Sur tous les fronts, Byzance arrive à stabiliser ses frontières et même à reprendre l'initiative comme 
en Italie ou en Asie Mineure.<br>
Son fils Léon VI (886 à 912) ne rencontre pas le succès de son père. Le nouveau roi des bulgares, Siméon, 
souhaite se soustraire à la tutelle byzantine. La guerre entre les deux nations se termine par la défaite 
de Léon en 896. L'empire doit payer tribut aux bulgares. Mais la conséquence essentielle de ce conflit fut 
de permettre aux arabes de reprendre la lutte. Le dernier bastion impérial en Sicile tombe en 902. 
Thessalonique est pillée par les arabes en 904. Siméon en profite pour étendre son royaume vers le sud.<br>
Un nouveau peuple entre dans la sphère byzantine : les russes. Ces marchands de la Volga signent avec 
l'Empire un traité commercial très avantageux pour eux en 911.<br>
Basile meurt en 912 et son frère Alexandre III (912 à 913) lui succède. Jouisseur et sans moralité, sa 
seule ligne de conduite est de prendre le contre-pied de son frère en tout. Il commet la sottise de refuser 
de payer le tribut dû aux bulgares. Il meurt en 913 sans connaître les conséquences désastreuses de ses 
actes.
