
<!-- Empire Romain de 68 à 96 -->

A la mort de Néron, pas moins de quatre empereurs vont se disputer l'Empire. Tout d'abord le sénat offre le 
pouvoir à Galba (68), gouverneur d'Espagne âgé de 73 ans, issu d'une illustre famille. Il a fait ses 
preuves de bon gestionnaire. Et il a une réputation d'intégrité et même de sévérité. Malheureusement pour 
lui, les mesures nécessaires pour redresser l'Empire sont impopulaires. Le peuple se méfiait déjà de cet 
aristocrate. Mais il se met à dos l'armée. Il finit assassiné par les prétoriens le 15 janvier 69. Othon 
(69) succède à Galba pour trois mois avant d'être remplacé par Vitellius (69), commandant de l'armée de 
Germanie inférieure. Les pillages auxquels se livrent ses soldats lui aliènent le peuple et le sénat. Il 
réussit même à mécontenter ses troupes. L'armée d'Orient proclame alors Vespasien (69 à 79) qui renverse 
Vitellius.<br>
Une nouvelle dynastie est créée : les Flaviens. Vespasien est un organisateur hors pair. Il réforme les 
impôts, essentiellement en mettant fin aux abus des règnes précédents : nouveaux recensement et cadastre, 
abolition des exemptions et immunités généreusement accordées par ses prédécesseurss.<br>
Ses deux fils Titus (79 à 81) puis Domitien (81 à 96) lui succède. Alors que Titus a une très mauvaise 
réputation avant de devenir empereur, ses deux années de règne laissent le souvenir d'un souverain bon et 
respectueux de tous. Peut-être a t'il bénéficié de la brièveté de son règne et sa nature véritable n'a pas 
eu le temps de reprendre le dessus sur ses bonnes intentions de départ.<br>
Son frère Domitien laisse à la postérité l'image d'un monstre sanguinaire. Ecarté du pouvoir pas son père 
et son frère il en a gardé quelque amertume. Malgré cette mauvaise réputation, force est de reconnaître que 
son oeuvre fut loin d'être négligeable. Elle est même bénéfique à l'Empire. Il consolide la frontière sur 
le Danube et le Rhin. Une rébellion interne l'oblige à traiter rapidement avec le dace Décébale qu'il 
installe comme roi client. De plus en plus isolé et paranoïaque, Domitien termine son règne par des 
épurations massives autant que sanglantes du sénat. Il est assassiné en 96.
