
<!-- Grèce de -336 à -322 -->

A la mort de Philippe II la situation intérieure du royaume est difficile et son fils Alexandre doit lutter 
d'abord pour le trône puis pour assurer la frontière nord du royaume et enfin pour réprimer la révolte de 
Thèbes. Tout cela est réglé en moins de deux ans et il commence alors la conquête de l'empire perse en -334 
par la victoire sur le Granique.<br>
La victoire d'Issos sur Darius III en -333 lui donne la maîtrise de l'Anatolie. En -332 il a conquis la 
côte phénicienne puis l'Egypte. En -331 il affronte Darius III pour la deuxième fois à la bataille de 
Gaugamèles qui lui ouvre les portes de la Mésopotamie.<br>
La guerre entre alors dans une phase nationale, les nouvelles contrées à conquérir ne sont plus habitées 
par des peuples vassaux qui passent d'un maître à un autre mais par des perses qui résistent à 
l'envahisseur. Suse, Persépolis et Ectabane sont prises en -330. A la mort de Darius III, les généraux 
perses se rallient à Alexandre.<br>
Commence alors la conquête des satrapies orientales. Les Grecs arrivent en Bactriane et en Sogdiane en 
-329. Mais les soldats sont las de se battre et ont la nostalgie du pays qu'ils ont quitté il y a plus de 
cinq ans. Alexandre ne peut convaincre ses troupes de l'accompagner dans la conquête de l'Inde et il doit 
se résigner au retour en longeant l'Indus et la côte de l'Océan Indien.<br>
Alexandre meurt à Babylone en -323. Il n'a pas réussi à créer un état, la conquête a été trop rapide pour 
cela. Il se comporte comme un despote dont le charisme et les victoires expliquent à la fois son pouvoir de 
son vivant, sa légende dès sa mort, mais aussi l'effondrement de son royaume qui ne lui survit pas : il est 
roi des macédoniens, pharaon en Egypte et empereur achéménide à Persépolis, mais malgré ses tentatives, il 
n'a pas réussi à unifier tous ces peuples.<br>
Ses troupes et les Grecs en général n'acceptent pas les coutumes orientales qu'il cherche à imposer, en 
particulier le culte divin sur sa personne. Dès -331, le roi Agis de Sparte qui ne reconnaissait pas 
l'hégémonie macédonienne se révolte et est vaincu par Antipater auquel Alexandre avait confié la régence en 
Macédoine en son absence. A Athènes, la résistance à Alexandre est concomitante du renouveau de la ville 
sous la direction de Lycurgue. Il faut cependant attendre la mort du conquérant pour que cette opposition 
se transforme en guerre ouverte. Athènes est battue en -322 par Antipater.
