
<!-- Grèce de -355 à -336 -->

A la mort de Denys l'ancien, à Syracuse, des luttes dynastiques entraînent la désintégration de son royaume 
aux prises avec des guerres civiles. Devant le danger Corinthe envoie 3000 soldats dirigés par Timoléon 
(-344 à -336). Il se rend maître de la Sicile.<br>
Depuis -370, les royaumes du Nord de la Grèce forment des états fédéraux : les Molosses en Epire, les 
Acarnaniens, les Etoliens, les Arcadiens et bien sûr la Thessalie et la Macédoine.<br>
La Macédoine est unifiée sous le règne énergique et avisé de Philippe II (-359 à -336). Il commence par 
fortifier son pays en repoussant ses frontières sur des limites naturelles (fleuve ou massif montagneux). 
Il crée sur ces frontières des états qui lui sont liés par des alliances diplomatiques et matrimoniales. 
Ensuite Philippe II se présente en défenseur du panhellénisme et on voit en lui l'unificateur possible du 
monde grec. Il commence par intégrer la Thessalie et la Chalcidique. Cela inquiète Athènes où Démosthène 
prépare la résistance à la volonté d'hégémonie du macédonien. La guerre éclate en -340 entre les partisans 
de Philippe II et ses adversaires dirigés par l'Athénien Démosthène. Philippe II est vainqueur à la 
bataille de Chéronée en -338. Il convoque le congrès des états grecs à Corinthe en -336 à l'issue duquel il 
est reconnu, ainsi que sa dynastie, comme arbitre du monde grec. Seule Sparte refuse de participer à cette 
alliance.<br>
Pour parachever son oeuvre, il commence à intervenir en Asie Mineure. Il est assassiné en -336 et il 
reviendra à son fils Alexandre de porter la culture grecque bien au-delà de ce qu'avait pu envisager les 
tenants du panhellénisme .
